9782757833551

Nous sommes en 1936. Anthony Whitelands est un historien de l'art anglais spécialiste de Velasquez. Répondant à la demande d'une connaissance, il se rend à Madrid pour évaluer la collection de peintures espagnoles du duc de la Igualada. Rapidement, le jeune homme se retrouve emberlificoté dans des situations dont il ne comprend rien et qui le dépassent complètement.

Bataille de chats est une lecture fort instructive, tant pour ses informations artistiques, politiques et historiques que pour son humour subtil. ce roman ne se prend pas au sérieux malgré la mine d'informations qu'il fournit.

J'ai vraiment apprécié tout ce qui se rapportait à Velasquez. A l'origine, c'est d'ailleurs pour cela que je me suis intéressée au roman ; je n'ai d'ailleurs pas été déçue, même si j'aurais préféré en apprendre encore plus ! 

Puis Anthony Whitelands, le parfait exemple de l'anti-héros, est très attachant. D'abord très lisse les premiers chapitres, Anglais jusqu'au bout des ongles, son vernis craquelle assez rapidement pour laisser place à sa vraie personnalité. Il est naïf et empoté, amateur d'alcool et de femmes de caractère. Ce n'est que lorsqu'il dévoile son amour pour la peinture espagnole qu'il devient sûr de lui et passionnant. 

Un petit bémol tout de même : la politique prend trop de place. J'aime bien apprendre des choses, mais les passages de politique espagnole étaient trop nombreux et trop pointus.  Je ne vous cache pas que sur la fin, je lisais les chapitres la concernant en diagonale.

MENDOZA Eduardo, Bataille de chats, Points, 2013