tempete

À une époque indéterminée, une guerre mondiale ravage la terre. Les dirigeants d'une des parties mettent en place une bombe d'un genre particulier : Helen. Avec elle, la guerre se termine et la vie reprend son cours. Une vie un peu différente toutefois, parce que les gens ne sont plus tout à fait comme avant. Tous? Non. Un irréductible village gaulois résiste encore et.... Ah non, ça c'est autre chose, pardon. Chez Barjavel, ce n'est pas un village entier qui reste insensible à Helen, mais une unique personne : Orlof.

J'ai eu beaucoup de mal à entrer dans ce roman. L'histoire peine à démarrer et on ne comprend pas vraiment où l'auteur veut en venir. C'est le ton qui m'a surtout posé problème. Au début, il est léger, grotesque et absurde par moment, sérieux à la fin. Pour parler de la fin du monde et d'une histoire d'amour tragique, ce n'est peut-être pas le plus adéquat. Je ne dis pas qu'il faut être plombant, mais du moins choisir un registre et s'en tenir tout le long. Je n'ai également pas particulièrement accroché à l'histoire d'amour. Pourtant, Barjavel est un merveilleux conteur de sentiments. Mais ici, rien ne se révèle avant la toute dernière partie de l'histoire, du coup, on n'a rien vu venir et on a du mal à comprendre cet amour.

Tout de même, tout ce qui concerne cette fin du monde est très avant-gardiste. Parler de l'écologie et de la pollution en 1982, il faut reconnaître que ce n'est pas très courant et particulièrement remarquable pour l'époque. D'autant plus que Barjavel ne s'arrête pas là, il évoque également la nature humaine, destructrice et futile.

Lecture en demi-teinte, donc ; de bonnes et de mauvaises choses, mais rien de stupéfiant. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en commençant ma lecture. Ça fait des années que je n'ai pas lu du Barjavel. Sincèrement, j'avais beaucoup aimé L'enchanteur et adoré La nuit des temps. Ce dernier ouvrage reste, pour l'instant, un de mes romans préférés, si pas le seul. La tempête me semblait être une excellente perspective. Une fois l'ouvrage refermé, je ne me suis pas sentie trop déçue, mais un peu quand même. Il me paraît simplement plus insignifiant que les autres cités plus haut.

BARJAVEL René, La tempête, Denoël, 1982

Pour tous les gens de la région de Malmedy, l'ouvrage se trouve à la bibliothèque communale. 

Note : J'ai mis ici une photo de l'édition de poche, mais celle que j'ai lue date de 1982. Je n'ai tout simplement pas trouvé de photographie assez correcte.