StephenKing-DocteurSleep-albinmichel

Après l’épisode de l’Overlook qui a failli coûter la vie de Danny Torrance et de sa mère, le jeune garçon a dû continuer à apprendre à vivre avec son Don. Une grande souffrance qui a fini par le conduire vers l’alcoolisme, rejoignant ainsi les traces de son père. Dans sa déroute, c’est un arrêt providentiel dans une petite région du New Hampshire qui va le sauver et lui permettre enfin de se reconstruire. Grâce à cela, il va devenir un soutien et un mentor pour Abra Stone, une enfant possédant les mêmes particularités que lui. Puissance 20 000. Et sur ses traces, bien malgré elle, se traîne une bande de monstres assoiffés de vapeur.

Disons-le tout de suite : j’ai lu Docteur Sleep en ne connaissant de Shining que le film, désapprouvé par S. King, et non le livre. Honte à moi. Allez, il n’est pas trop tard pour me mettre à jour. Dès que j’aurai fini les quelques centaines de livres prévus dans ma PAL. Malgré ce petit manquement, j’ai tout de même apprécié ma lecture. Je n'ai eu aucun problème de compréhension, mais il y a sans doute quelques références originelles que je n'ai pas saisies.

Je dois avouer que le début a été interminable. Je ne parvenais pas à avancer dans le roman, parce que je n’y comprenais pas encore grand-chose. Il faut réellement de nombreuses pages avant que l’histoire ne se mette en branle et que tout ce puzzle introductif ne s’emboite enfin. Une fois fait, le récit devient plus prenant, cela vaut donc la peine de s'accrocher. 

Se battre tous les jours contre l’envie d’alcool est un tourment impitoyable pour un ancien alcoolique et j’ai vraiment été touchée par le personnage de  Danny. J’ai ressenti de la tendresse dans l’écriture de S. King, une délicatesse ; comme s’il maniait Danny avec une certaine précaution. Ça m’a plu et c’est sans doute cela qui m’a fait apprécier le roman. Parce que je dois bien avouer que je n’ai pas ressenti de peur ou de frissons, ni même de légère crainte, sensations habituellement éprouvées durant la lecture d’un Stephen King ! Docteur Sleep est à mettre à part dans la bibliographie de cet auteur, du fait de cette modération, même si son univers est toujours aussi inventif. 

N// La couverture est superbe. D'autant plus lorsqu'on a lu le livre !

KING Stephen, Docteur Sleep, Albin Michel, 2013

Autre article sur un ouvrage de Stephen King : 11/08/63