farthing-WaltonFin des années 40. Sir James Thirckie est assassiné au lendemain d'une réception donnée par Lord et Lady Eversley. Le principal suspect n'est autre que David Kahn, juif, et accessoirement époux de Lucy Eversley, fille indigne des hôtes.

L'intrigue est placée dans un contexte uchronique qui m'a attirée à la lecture de la quatrième de couverture. L'Angleterre aurait signé un traité avec l'Allemagne d'Hitler, au détriment des Alliés et de tous les peuples réprimés par les Nazis. J'étais emballée au début de ma lecture, mais mon enthousiasme est retombé assez rapidement. L'environnement particulier n'a en réalité que peu d'impact durant les trois-quart du récit, c'est la résolution du meurtre qui compte avant tout. Et là, c'est plutôt le huis-clos que l'uchronie. J'ai eu l'impression d'être dans un Agatha Christie, en réalité, Hercule Poirot et sa personnalité pompante en moins (je n'ai pas d'excellents souvenirs des Agatha Christie ; cet enquêteur m'énervait prodigieusement, je l'ai toujours trouvé prétentieux et caractériel). Quelques personnages intéressants à relever, comme l'inspecteur Carmichael, Lucy Kahn et son mari, mais à part ça, je n'ai pas aimé ma lecture. Le contexte historique ne prend véritablement son importance qu'à la fin, et encore, ce sont les personnalités qui sont mises en avant, les préjugés et les mentalités pourries que l'on peut trouver dan n'importe quel environnement. Décidément, Jo Walton n'est pas un auteur pour moi. Je n'avais pas apprécié Morwenna, il en va de même pour Le cercle de Farthing.

Petite rectif' tardive : Le cercle de Farthing est le premier volume d'une trilogie intitulée Le subtil changement. Là, ça change un peu la donne. S'il s'agit d'une série, il est tout à fait acceptable qu'un premier tome soit perçu comme une ébauche, donne une impression d'inachevé, de manquement. Ce qui pose problème peut être présent dans les volumes qui suivent. Si je tombe sur le deuxième tome, peut-être que je le lirai... Je suis curieuse de voir si l'uchronie prend plus d'ampleur par la suite. Maintenant, je ne vais pas partir à sa recherche.